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CONFISCATION: LES MALHEURS S’ACCUMULENT POUR LES LIBÉRAUX

Comme beaucoup d’entre vous le savent, le gouvernement libéral avait lancé un appel d’offres et cherchait une société externe pour soumissionner, créer, gérer et mettre en œuvre leur régime de confiscation suite à l’interdiction des armes à feu suite au décret du 1er mai. Cet appel d’offres a été annulé, car personne n’a osé déposer de soumission. Le programme flotte maintenant dans les limbes alors que le gouvernement se gratte la tête pour essayer de comprendre le gâchis qu’il a lui-même créé.

Eh bien, nous nous sommes également gratté la tête, et il ne faut pas grand-chose pour réfléchir de manière critique à ce qu’un régime de cette nature impliquerait réellement, en dehors de la simple émission de paiements. Imaginez que vous êtes l’une de ces entreprises privilégiées que les libéraux ont invitées à soumissionner… voici ce à quoi vous devriez réfléchir…

Il est impossible de le faire facilement avec un programme informatique qui calcule la moyenne de rachats pour plus de 300 000 armes à feu. Chacune d’entre elles devra faire l’objet d’une inspection visuelle, d’une vérification des pièces, d’une confirmation de la valeur marchande actuelle, etc.

Les AR15 par exemple qui constituent la majorité de ces armes à feu confisquées : elles auraient pu être achetées pour seulement 300 $ en tant qu’arme à feu à canon dépouillé, ou jusqu’à 10 000 $ pour une arme personnalisée ou une pièce rare, elles sont le « lego des armes à feu », quelqu’un pourrait acheter un ensemble de 300 $ et investir 1 000 $ dans sa construction.

Il en va de même pour la plate-forme M14. La vente au détail d’une Norinco pouvait s’élever à 399 dollars lors de l’achat, ou le LRB personnalisé pouvait lui, atteindre 10 000 $. Ensuite, il y a les fusils de 10 000 joules, qui peuvent être des « upper » 50BMG à 1 500 $ et qui s’adaptent à un AR15, ou un petit bijou de fusil de chasse à un coup personnalisé de 200 000 $, expressément fabriqué pour la chasse africaine avec l’une des diverses cartouches magnum communes désormais interdites.

Et que dire de l’administration même de ce programme… les heures de travail nécessaires pour vérifier, évaluer et confirmer la valeur de 300 000 armes à feu individuelles vont largement éclipser le « rachat » effectif desdites armes à feu… surtout s’il est confié à l’externe, comme le prévoit le gouvernement.  Un contrat de base avec une tierce partie pour des choses que le gouvernement peut faire lui-même est d’environ  5 fois le taux horaire d’un employé du gouvernement (200 $/h contre 40 $/h).

Je soupçonne que si les entreprises soumissionnent correctement, le gouvernement fédéral en perdrait la tête sur la base de 200 $/h x 300 000 fusils. Il faudrait 2 à 4 heures de recherche ou plus par arme à feu x pour qui sait combien de personnes. Il faudrait ensuite doubler ce chiffre ou plus, pour leur profit, car personne ne travaille gratuitement.

Les gens n’auront pas de reçus pour les armes qu’ils ont achetées il y a 30 ans, ni pour les pièces achetées ici et là au cours des années de possession de ces fusils. Si le gouvernement veut être transparent et équitable, il ne peut pas mettre un montant global sur une classe d’armes à feu qui a été récemment interdite.

Vous pouvez également calculer approximativement le temps qu’il reste avant la fin des deux ans d’amnistie, et le nombre d’heures/personnes qu’il faudra pour les évaluer, sans parler la gestion des paiements. Par exemple, sur la base d’une heure passée pour chaque évaluation, il faudrait 142 jours ouvrables à 60 personnes pour évaluer ces 300 000 armes à feu individuelles.. Le double si c’est 2/h par arme à feu. Plus on se rapproche de l’échéance, plus les coûts augmentent, car il y aurait des heures supplémentaires, des week-ends, plus de personnel nécessaire, etc.

Donc, plus les fédéraux repoussent l’échéance, plus cela va coûter cher en main-d’œuvre.

En outre, comme il s’agit d’une opération nationale, il faudrait que des évaluateurs se rendent dans tous les postes de police à travers le pays, où les armes à feu auraient été remises.

De plus, je vois difficilement le gouvernement envoyer toutes ces armes à un endroit centralisé (coûts/raisons de sécurité, etc.), ce qui augmenterait les coûts de déplacement.

Honnêtement, je ne suis même pas convaincu que le régime de confiscation ou le programme de « rachat » soit possible. En tout cas, la CCDAF continuera de mener la lutte et de s’opposer à cette interdiction des armes à feu. Devant la cour fédérale, dans les médias et sur le terrain.

Supportez la Coalition. Aidez-nous, aidez-vous à sauver vos armes à feu.

Rédigé par Tracey Wilson, en consultation avec des experts

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