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Échos du colloque sur les gangs et les armes à feu

Le 7 mars dernier, le ministre de la Sécurité publique, l’hon. Ralph Goodale a tenu un colloque d’une journée à Ottawa pour discuter du phénomène croissant de la violence des gangs de rue qui sévit au pays. La Coalition était honorée d’avoir reçu une invitation du ministre et a envoyé Tracey Wilson, VP des relations publiques et lobbyiste enregistrée pour la représenter.

Gens entrain de regarder un vidéo

Environ 300 experts de tous les secteurs concernés par ce sujet étaient présents, allant des représentants des forces de l’ordre, de la GRC, de l’ENSALA, de l’ASFC, de Statistique Canada, des groupes de pression anti-armes, des groupes de victimes, des groupes autochtones, jusqu’aux professionnels de la santé et de la psychiatrie, des législateurs de tous les niveaux de gouvernement et une variété d’autres intervenants. Bien que la représentation des propriétaires d’armes à feu respectueux de la loi soit très faible, cela pourrait être un signe que nous ne faisons pas partie du problème.

 l'hon. Ralph Goodale parlant au lutrin

Personnes assis a une table

Pour une rare fois, l’attention semblait se porter sur l’enjeu réel : la criminalité. La violence des gangs de rue augmente partout au pays et la plupart des conférenciers étaient heureux de se concentrer sur ce problème et de chercher des moyens d’intervenir à la racine ou de réintégrer les membres de gangs qui tentent de quitter leur rang. En toute honnêteté, c’est exactement de cet enjeu complexe dont nous devons débattre de façon calme et objective.

Graphique montrant le nombre de crime

ET bien sûr, la seule exception à cette règle a été l’allocution du « férocement anti-armes » maire de Toronto, John Tory Il a publié une statistique selon laquelle il y a eu une augmentation incroyable du nombre d’armes à feu légalement enregistrées utilisées qui ont utilisés pour commettre des crimes. Il a déclaré que 50% des armes à feu utilisées à des fins criminelles provenaient du Canada, insinuant ainsi que les honnêtes propriétaires d’armes à feu en règle revendent leurs armes à feu obtenues légalement à des membres de gangs et à des criminels. Pourtant, n’y a aucune donnée pour soutenir ceci et les achats prête-noms demeurent une rareté. Toute personne agissant de la sorte devrait être punie sévèrement selon la loi. Il faut rappeler ici que, malgré le fait que le maire Tory (un anti-arme notoire) a fait fermer tous les clubs de tir de la région du Toronto métropolitain, le taux de criminalité continuent de monter en flèche malgré cette mesure inefficace. Il a aussi osé affirmer que les propriétaires d’armes à feu respectueux de la loi sont une source d’importation pour les gangs de l’autre côté de la frontière et que nous devons limiter le nombre d’armes qu’une personne peut acheter au cours d’une période donnée.

Dr. Vincent Paul

Le Dr Vincent Paris Crown, avocat-conseil du ministère du Procureur général de l’Ontario, a également déclaré à l’auditoire que les expositions et salons d’armes à feu sont un moyen de trafic d’armes à feu illicite. Le gouvernement libéral présentera une mesure législative visant à obliger les détaillants à vérifier que les PPA (permis de possession et acquisition) et ne se contentent pas de seulement d’y jeter un coup d’œil, mais aussi de s’assurer qu’ils n’ont pas été suspendus ou révoqués. Certains le font déjà et en théorie, c’est une bonne pratique. Certains craignent sérieusement de voir que ces salons et expositions en viennent à fermer ou du moins, d’y interdire la possibilité d’acheter, de vendre ou d’échanger.

L’allocution présentée par Rob O’Reilly, directeur des Services de réglementation des armes à feu à la GRC a été sûrement une des plus intéressantes. Il portait sur les défis auxquels la GRC est confrontée sur le « dark net » le marché noir et les ventes par Internet. Bien que des milliers de Canadiens achètent et vendent légalement des armes à feu en ligne sans problèmes, le commerce illégal des armes à feu et le trafic international sont de plus en plus répandus. Il est extrêmement difficile de lutter contre cette technologie et je pense que nous devrions surveiller de près toute future législation concernant les ventes d’armes à feu sur Internet au cours du prochain mandat..

Images sur deux écrans géant

Le nombre de places assises était préétabli selon le nombre de tables, ce qui créait l’occasion de discuter avec d’autres personnes qui ne partagent pas les mêmes idées. À la table de Tracey, il y avait un représentant d’un groupe de parents d’enfants assassinés, deux femmes qui travaillaient avec des jeunes à risque, une à Toronto et l’autre en Saskatchewan, deux députés, un sous-commissaire de la GRC et un porte-parole d’un groupe de défense des droits des femmes. La diversité a stimulé pour une session productive lorsque les tables ont été transformées en groupes de travail pour présenter des idées au ministre sur tous les domaines de la lutte contre la violence des gangs de rues. Tracey s’est faite porte-parole de sa table pour présenter leurs suggestions au ministre Goodale.

Tracey Wilson qui parle au micro
Tracey Wilson et son groupe de travail

Le 17 novembre 2017, le ministre de la Sécurité publique a annonçait que le gouvernement fédéral a alloué 327,6 millions de dollars au cours des cinq prochaines années, suivi de 100 millions par année par la suite pour soutenir diverses initiatives visant à réduire la violence des gangs au Canada.

Ce sommet a eu l’air d’une vaste campagne de lobbying de la part des parties intéressées qui se disputaient une partie de ce financement. Plusieurs groupes, dont STR8 UP (en anglais seulement), un projet communautaire de lutte contre les gangs de la province du ministre, ont fait appel au ministre pour obtenir un financement durable. Les organismes représentant tous les niveaux des forces de l’ordre ont fourni à l’auditoire des dossiers complets de ce qu’ils ont fait, de ce qu’ils peuvent faire et des défis qu’ils devront relever dans la lutte contre le crime.

Information présenter sur 2 écrans géant

Bien entendu, nous voulons tous un pays plus sécuritaire. Nous appuyons toutes initiatives du gouvernement visant à réduire la violence des gangs partout au pays. C’est exactement le genre d’échange qui aura un effet positif sur la sécurité publique en général. Heureusement, pour une fois, les rhétoriques anti-armes étaient en sourdine lors de cette journée… l’accent était mis sur la criminalité, comme il se doit. J’ai apprécié la possibilité d’être inclus dans cet échange complexe et je compte bien écrire au ministre pour le remercier. Le vrai débat se poursuit dans les médias, où le changement revient toujours aux « armes à feu ». Et c’est exactement là que la Coalition intervient avec ses projets de promotion innovants et ses campagnes de sensibilisation publiques. Nous continuerons de presser Sécurité publique Canada, le ministre et tous les législateurs pour encourager ce genre de travail en rapport avec la criminalité et faire en sorte que ses effets, encore une fois, ne punissent pas arbitrairement les propriétaires d’armes à feu canadiens respectueux des lois.

Devenez membre de la Coalition dès aujourd’hui pour prendre connaissance du travail positif positif à Ottawa, dans les médias et auprès du grand public.

Le Coalition pour la Défense des Droits aux Armes à Feu (CDDAF) demeure le groupe de défense le plus efficace et le plus dynamique pour les propriétaires d’armes à feu au Canada.

Couverture de page avec le nom de Tracey

 

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