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 LA VILLE DE BRAMPTON DÉFIE L’HYPERBOLE

 

28 Mar 2019 Tracey Wilson 

 

Lors d’une réunion mercredi dernier, le conseil municipal de Brampton a rejeté la motion de la conseillère Charmaine Williams visant à lancer un programme d’amnistie et de « rachat » pour que les gens rendent leurs armes dont ils ne veulent plus. La conseillère Williams a fait savoir qu’en offrant un minuscule jeton de 100 dollars par arme de poing, les gangsters feraient la queue dans la rue pour rendre leurs armes à feu illégales et mettre fin aux crimes violents.

 

Un plan coûteux, inefficace et historiquement,  l’amnistie et le rachat voit la majorité des armes à feu qui remisent pour être détruites sont les vieux Cooey endommagé de l’arrière-grand-père ou ce vieux pompeux de chasse brisé et  retrouvé dans le dans le grenier; cela a rarement un impact sur le crime et la violence. Les taxes des contribuables sont gaspillées dans ces programmes sans que les services de lutte contre la criminalité n’en tirent aucun profit.

Le Conseil est allé jusqu’à rejeter la motion, déclarant que « la violence armée est un problème grave et systémique qui découle de causes profondes telles que les gangs, la pauvreté, l’exclusion sociale, la santé mentale, et plus encore »; ce dont la majorité des Canadiens sont bien conscients en cette ère d’information instantanée. Il devient de plus en plus difficile de faire la leçon sur cette question avec toutes les recherches et études disponibles qui soutiennent la nécessité de se concentrer sur les vraies causes de la violence armée. L’interdiction ou le rachat des armes à feu ne résoudra jamais les problèmes de violence des gangs de rue et de la criminalité dans ce pays.

La conseillère Rowena Santos a plutôt proposé une motion demandant à la ville de travailler avec les forces de l’ordre locales, les agences gouvernementales et les groupes communautaires pour analyser et déterminer les « causes profondes » de la violence armée à l’aide d’une démarche qui s’appuie sur des preuves. La motion a été approuvée à l’unanimité. Les dix « homicides par armes à feu » à Brampton ont été commises avec des armes illégales, ce qui renforce l’idée que c’est le crime qui est le problème, et non pas le vieux Cooey de grand-père.

La police de Peel s’est récemment vantée de sa plus grande saisie d’armes à feu et de drogues de l’histoire, en saisissant 26 armes à feu illégales; un exploit louable, mais probablement une goutte d’eau dans l’océan des armes à feu de contrebande.

Plus nous verrons les gens réfléchir de manière critique à la question de la violence dans notre communauté, plus nous verrons des mesures rationnelles et efficaces être mises en œuvre.

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