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Le contrôle des armes à feu est un problème de femmes

Dans un article d’opinion publié récemment dans le Toronto Star et intitulé « Le contrôle des armes à feu est un problème de femmes« , la présidente-directrice générale de YWCA, Heather McGregor, utilise le genre pour impliquer que les Canadiennes risquent d’être en danger par les tireurs sportifs.

Cela n’a de quoi surprendre personne avec la récente série de mensonges qui ont été exposés et le côté anti-armes à feu est particulièrement désespéré de contrôler le discour. Lorsque vous êtes à court de soutien et de sympathie de la part du public vous ferez tout pour rester dans la conversation. La vérité est que le genre joue un rôle dans ce sport. Un gros. Les femmes ont connu la plus forte croissance dans le secteur des sports de tir – ceci est un fait bien établi.

Peut-être que les droits des armes à feu sont une affaire de femmes. Voyons cela plus loin…

Partout au pays, les femmes assument de plus en plus des rôles de premier plan dans l’industrie des armes à feu, que ce soit dans la défense des intérêts, les champs de tir et clubs, comme détaillants, dans les pourvoiries et comme guide, la chasse ou une myriade d’autres secteurs de la communauté. Nous voyons des femmes élues à l’exécutif de clubs de tir d’un océan à l’autre. Des femmes représentent le Canada sur la scène olympique internationale. Il existe au Canada une seule lobbyiste enregistrée pour les droits des armes à feu et vous l’aurez deviné, c’est une femme.

La CCFR parraine une jeune fille de Cornwall, Mary Patrick. Mary est une étudiante en ingénirie et une super star de l’équipe nationale canadienne. Michelle Rempel, députée de la région de Calgary, a obtenu son permis d’armes à feu à autorisation restreinte et a achetée ses premières armes de poing cette année. Elle a été une voix courageuse pour les propriétaires d’armes à feu. Amanda Lynn Mayhew est une icône de l’industrie de la chasse au Canada avec sa propre émission de télévision nationale, «Just Hunt». Elle anime également une série de journées des femmes au club de tir et des ateliers de chasse pour initier davantage de femmes au sport. Kelly Wheaton, de la CCFR, est dans notre propre programme pour femmes qui a vu des centaines de nouvelles tireuses entrer dans nos rangs en tant que propriétaires d’armes à feu. Kelly dirige également le projet Mapleseed, un programme de tir de précision destiné à améliorer les compétences et la précision des armes à feu. Olympienne canadienne, Lynda Keijko est vice-présidente du comité consultatif canadien sur les armes à feu du gouvernement fédéral. Tracey Wilson est la vice-présidente des relations publiques de la CCFR et la seule lobbyiste enregistrée au Canada.

La liste se rallonge de plus en plus.

Entre 2001 et 2010, le nombre de tireuses ciblées a augmenté de 43% et pour la chasse de 37%. Ces chiffres continuent d’augmenter à mesure que de plus en plus de femmes se familiarisent avec ce sport et ses options variées. Un nombre croissant de femmes travaillent dans des domaines généralement dominés par des hommes tels que le maintien de l’ordre, les services frontaliers, les services correctionnels et la protection individuelle. Elles doivent désormais obtenir leur PAL et leur RPAL pour pouvoir être considérées pour le processus d’embauche.

Ne minimisons pas la gravité de la violence domestique mais soyons au moins honnêtes avec l’information. Selon les propres données du gouvernement, les statistiques de Statistique Canada nous montrent que moins de 1% de toutes les situations de violence conjugale impliquaient une arme à feu. Pourquoi la Coalition pour le contrôle des armes à feu et la YWCA génèrent-ils une fausse hystérie selon laquelle les femmes sont gravement menacées par les armes à feu dans notre société ? Parce que c’est émotif et que cela effraie les Canadiens. C’est également faux mais depuis quand les faits importent-ils à ces personnes. S’ils déploiyaient la moitié des efforts nécessaires pour exiger un travail crédible dans le domaine de la criminalité au lieu d’harceler les tireurs sur cible, ils auraient une chance d’avoir un impact. Le rapport du gouvernement sur la violence familiale montre que les hommes victimes de violence domestique sont en augmentation, plus susceptibles de subir une blessure et plus susceptibles d’être blessés ou menacés avec une arme comme un couteau ou une arme à feu. Les armes à feu sont toujours l’arme la moins utilisée dans la violence domestique, quel que soit son type.

Si ces groupes voulaient vraiment aider les femmes à échapper à la violence, ils seraient honnêtes à propos des données. Les ressources considérables consacrées à davantage de mesures de contrôle des armes à feu pour les tireurs sportifs ne seraient-elles pas mieux affectées à des programmes et initiatives visant à aider les femmes à sortir de leur situation ou à leur fournir des ressources pour recommencer à neuf avec leurs enfants?

Sans parler du sujet très tabou de la légitime défense… un sujet que les anti armes à feu ne sont tout simplement pas prêts à discuter.

Pour aller plus loin dans cette conversation, parlons d’autonomisation. Le tir à la cible est un sport où le sexe, l’âge, les capacités physiques ou athlétique ne jouent pas un rôle important dans la réussite de l’athlète. Les sports de tir sont en fait neutres. Beaucoup diraient que les femmes sont en fait naturellement de meilleurs tireurs au grand dam de leurs homologues masculins. Partout au pays les femmes déclarent se sentir autonomisées et accomplies à mesure qu’elles maîtrisent mieux leurs armes à feu. Il ne fait aucun doute qu’il existe une véritable égalité sur le terrain de jeu que nous appelons «le champ de tir». Les femmes ne sont plus les fleurs douces qu’elles étaient autrefois. Elles sont puissantes, dynamiques et accomplies dans l’industrie des armes à feu au Canada et notre sport se porte bien.

McGregor a tort. Le contrôle des armes à feu n’est pas une question de genre et sa simple implication est insultante pour les femmes à travers le pays. Les femmes jouent un rôle vital de plus en plus important dans les sports de tir et l’industrie des armes à feu.

Nous attendons toujours que ces défenseurs du contrôle des armes à feu fassent ce que notre propre lobbyiste a fait de manière constante depuis notre création, demandant au gouvernement de prendre des mesures rapides et crédibles pour lutter contre la violence des criminels et des gangs.

Nous ne retiendrons pas notre souffle…

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