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LE DÉBAT SUR LES ARMES À FEU AU CANADA SE DÉGRADE EN MENSONGES ET MANIPULATION

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La guerre contre les propriétaires d’armes à feu s’est intensifiée au cours de l’année écoulée, la tragique fusillade de Danforth suscitant un débat à l’échelle nationale, un débat truffé de mensonges, de manipulation de données et de violence accrue.

Revenons à cette horrible journée à Toronto. Une belle et chaude soirée du 22 juillet à Greektown. Des gens qui apprécient le temps et les patios le long de cette rue animée et historique. Des coups de feu ont retenti, provoquant la panique et la terreur chez des innocents. À la fin des violences, deux personnes sont mortes et 13 autres ont été blessées. Le tireur s’est suicidé avec un pistolet après une fusillade avec la police. Une ville désemparée – comment cela s’est-il produit ? Comment est-ce possible au Canada ?

Des mois plus tard, nous voyons comment ce jour fatidique s’est transformé en un appel en faveur d’un plus grand contrôle des armes à feu. Il est absurde pour toute personne rationnelle de penser qu’un criminel non titulaire d’un permis qui a des liens directs avec un gang et qui utilise une arme à feu acquise illégalement indique qu’il y a un problème avec les propriétaires légaux d’armes à feu. Néanmoins, cet événement a déclenché le plus grand débat sur les armes à feu au Canada. Le premier ministre Trudeau, dans son infinie sagesse, a envoyé une lettre de mandat au nouveau ministre de la Sécurité frontalière et du Crime organisé, Bill Blair, pour qu’il effectue un examen complet d’une interdiction nationale des armes de poing. Une mesure qui mettrait essentiellement fin au tir sportif, à l’IPSC, à l’IDPA, au « 3 gun », au tir d’action de cow-boy et la liste continue… jusqu’à notre équipe nationale de tir olympique, retirant le Canada de la scène mondiale et terminant notre voyage sur le podium.

Tout ça à cause d’actions illégales de criminels.

Ça a l’air dingue, n’est-ce pas ?

À la suite des récents événements, Toronto est en proie à la violence des gangs – un fait incontesté à tous les niveaux de la part des responsables de l’application de la loi et du gouvernement. Pourtant, encore une fois, nous avons ici un leadership incompétent qui réclame la même chose – une interdiction des armes de poing pour les propriétaires légaux d’armes à feu. Vous avez bien lu. Davantage de règlements, voir même la confiscation des armes chez les personnes mêmes qui ne commettent PAS de violence.

Les policiers de Toronto sont à bout de nerfs. Ils manquent de personnel, travaillent au maximum en sur temps et ont perdu confiance dans leur leadership. En février, la TPA (Toronto Police Association) a tenu un  » vote de défiance  » sur le leadership du chef Mark Saunders. Un peu moins de la moitié des membres ont voté, mais 86 % de ceux qui ont voté ont clairement indiqué qu’ils avaient perdu confiance dans le meilleur flic de la ville. Le moral des policiers de Toronto n’a jamais été aussi bas. Des membres de longue date ont dénoncé publiquement leur chef, le taux lamentable de maintien en poste des agents, le terrible taux d’embauche et le travail décourageant qui consiste à tenter de mettre un frein à la violence sans les outils ou le personnel dont ils ont besoin.

Pendant ce temps, le maire Tory, les membres du conseil municipal de Toronto et le chef Mark Saunders applaudissent comme des phoques au débat déchaîné sur les armes à feu au Canada, un débat qui est alimenté par de mauvaises données et des mensonges éhontés. C’est en train de devenir une épidémie et il n’y a personne au sommet qui soit prêt à faire le travail difficile.

Tout ce débat a été fondé sur de fausses informations, du chef du SPT, Mark Saunders, qui prétend que les propriétaires d’armes à feu légales approvisionnent en quelque sorte le marché illicite, au maire John Tory qui fait volte-face sur l’efficacité d’une interdiction des armes de poing – sa parole dépend toujours du climat actuel du vote. Bill Blair semble trébucher sur les motions à ce stade-ci. On lui a aussi confié un travail intimidant – forcer les Canadiens à croire que les tireurs sportifs sont responsables du crime.

Matt Gurney, de Global, détruit complètement leurs fausses données, leurs erreurs de chiffres et leurs mensonges dans cet article, un suivi à une annihilation précédente par le même journal : « A Fair Gun Control Debate Requires Accurate Firearms Facts »

C’est ridicule.

Le coût de tout ce théâtre est réel, mais il se paye en vies humaines.

La violence se poursuivra tant que l’accent sera mis sur les tireurs sportifs et les chasseurs de canards, et loin des criminels. Les groupes de pression contre les armes à feu sont ravis de collaborer à cette farce, car leur mandat n’a jamais été d’aider à mettre fin ou à limiter la violence – c’est strictement de débarrasser les Canadiens de leurs armes à feu acquises légalement.

PolySeSouvient, un groupe de contrôle des armes à feu fortement financé du Québec, a commandé son propre sondage en ligne pour tenter de justifier l’énorme coût et l’inefficacité du rétablissement du registre dans la belle province.

CBC/Radio-Canada rapporte que 78% des Québécois appuient le retour du registre des armes d’épaule, du moins dans leur province.

Jetons un coup d’oeil à ces chiffres…

1008 résidents du Québec ont été sondés.

Le Québec compte 8 400 000 habitants.

Cela représente 0,012 % des résidents du Québec qui ont eu leur mot à dire.

78 % de cette population est composée de 786 personnes.

moins de 800 personnes interrogées appuient cette mesure.

*vous remarquerez en petits caractères dans leur sondage qu’ils ne peuvent pas garantir une marge d’erreur. L’absence d’un taux d’erreur statistique signifie que le sondage n’est pas vrai pour un sondage aléatoire, donc il n’est pas représentatif du Québec, donc il n’a aucun sens. C’est de la pseudo-science.

Pourquoi les politiciens, les responsables de l’application de la loi et les groupes de pression anti armes à feu se contentent-ils de courir après les tireurs sportifs et les chasseurs de canards pendant que les membres de gangs tirent dans les rues de notre ville ?

À cause des votes, voilà pourquoi. Il s’agit d’une mise en scène politique qui vise à faire peur aux Canadiens qui ont désespérément besoin d’un remède. Il s’agit d’un mauvais leadership qui contribue à la poursuite de la violence.

Les Canadiens devraient être consternés.

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