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NOUVELLE ÉTUDE “ENTACHÉE” DES MÉDECINS POUR LE CONTRÔLE DES ARMES À FEU

Une nouvelle étude réalisée par un groupe de médecins canadiens, et publiée dans CMAJ Journal de l’Association Médicale Canadienne (CMAJ) parle des blessures liées aux armes à feu, un problème dont l’occurrence est relativement faible.

Mais ce qui est vraiment intéressant dans cette nouvelle étude, c’est leur manque flagrant de transparence combiné à leur incapacité à déclarer un conflit d’intérêts. Le CMAJ est une publication sérieuse mais de nombreux médecins de la communauté se surprennent qu’il ait autorisé la publication de cet article sans divulguer ses « conflits d’intérêts« .

Voyez-vous, le Dr Najma Ahmed ET David Gomez sont tous deux membres exécutifs du « Canadian Doctors for Protection From Guns (Médecins Canadiens pour un meilleur contrôle des armes à feu), un groupe de lobby anti armes dument enregistré. Il n’est donc pas surprenant que l’un et l’autre s’intéressent particulièrement à la rédaction d’études ayant un parti pris contre les propriétaires d’armes à feu, mais il est étonnant que le Journal de l’Association Médicale Canadienne ignore les directives éthiques auxquelles il souscrit lui-même dans le cadre du COPE (Committee On Publication Ethics – Comité Pour des Publications Éthiques)  Il est important de maintenir la confiance du public envers les professionnels de la santé et que ce genre de conflits d’intérêts soit révélé,et  non pas caché discrètement pendant qu’ils présentent l’étude aux médias comme étant une primeur ou la dernière découverte dans le domaine.

Pour protéger l’intégrité de la recherche universitaire, il est extrêmement important de ne pas contourner le processus afin de fabriquer des preuves pour soutenir vos objectifs en tant que groupe de lobby.

Quoi qu’il en soit, bien que l’étude puisse être biaisée et que le JAMC n’ait pas encore annoncé les mesures qui seront prises pour remédier à cette violation des normes de publication, les preuves contenues dans l’étude elle-même font écho à une grande partie de ce que nous affirmons depuis le début et pour laquelle nous faisons toujours pression.

Alors que les armes à feu sont loin au troisième rang des méthodes de suicide utilisées au Canada (représentant entre 13 et 16 % de tous les suicides), cela prouve de façon accablante que le Canada ne parvient pas à mettre en place des services et des ressources pour améliorer l’état de santé mentale de ses citoyens. Dans un pays dont les ressources en matière de soins de santé sont limitées, nous DEVONS investir dans un meilleur accès aux programmes de santé mentale, et ce, quelle que soit la méthode utilisée par une personne en crise.

Peut-être devrions-nous prendre une partie des milliards que le gouvernement libéral va dépenser dans un programme de confiscation des armes à feu contre les propriétaires en règle et les réorienter vers l’amélioration de la santé mentale? Des vies en dépendent.

Et qu’en est-il d’un propriétaire d’arme à feu en situation de crise temporaire ? Est-il possible pour quelqu’un d’obtenir une aide immédiate sans se soumettre à la confiscation de ses biens ? Non. Ce n’est pas possible… et c’est là le problème! Un problème qui empêche les honnêtes propriétaires d’armes à feu de prendre le téléphone et d’appeler un professionnel de la santé pour obtenir de l’aide.

Vous devez vous demander si le fait de défoncer la porte du domicile de quelqu’un, de confisquer ses biens légalement acquis et de suspendre son permis de possession favorise vraiment un environnement qui encourage ces personnes à tendre la main. Bien sûr que non.

La stigmatisation, la crainte des répercussions, les frais juridiques coûteux à débourser à vous battre pour récupérer vos biens une fois que vous serez rétabli – tout cela crée une barrière impossible à franchir entre l’aide à offrir et une personne en crise. NOUS devons faire mieux!

Pourquoi ne pas créer un programme dans lequel un propriétaire pourrait céder temporairement ses armes à feu à un membre de sa famille ou à un ami de confiance (titulaire d’un permis), chercher l’aide dont il a besoin pour se soigner, recouvrer une meilleure santé pour ensuite être en mesure de retrouver sa propriété et son sport?

Si une personne a le choix entre : 1) obtenir de l’aide, être traitée comme un criminel, devoir se battre pour récupérer ses biens et 2) faire confiance à son filet de sécurité sociale pour assurer un entreposage temporaire et sécuritaire, obtenir de l’aide et retrouver sa vie normale, il n’est pas nécessaire d’avoir un diplôme médical pour savoir laquelle de ces deux options serait la plus fréquemment choisie.

La rhétorique empoisonnée de ces médecins militants est bien documentée sur leur fil Twitter … un comportement assez choquant de la part de professionnels de la médecine; mais il est important de se rappeler ici qu’ils ne représentent qu’un très petit groupe de militants financé par les États-Unis. La plupart des médecins canadiens sont favorables un ‘investissement dans les programmes sociaux, les initiatives pour les jeunes à risque, les programmes de santé mentale et une myriade d’autres ressources qui pourraient faire la différence entre la vie et la mort pour un si grand nombre de personnes.

La santé mentale reste un sujet difficile. Du suicide à l’extrémisme, beaucoup de problèmes de ce pays pourraient être résolus par un activisme compatissant, réfléchi et axé sur le patient.

Un jour, j’espère que ces médecins verront cela aussi.

editorial@cmaj.ca

 

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