Autres

STATUT DE VICTIME: ACTIVÉ – LE LOBBY DES MÉDECINS 

 

2019 Tracey Wilson 

 

Toronto. Par une chaude soirée d’été sur le Danforth, les gens profitaient des plaisirs d’une soirée de juillet. Ils sirotaient leurs consommations dans les cafés, faisaient du magasinage, se réunissaient avec leurs amis et leur famille. Le genre de nuits d’été étouffantes que nous connaissons bien en Ontario, tout en contraste avec le froid glacial de l’hiver.

Vers 22 heures, l’atmosphère calme et feutrée est interrompue par le bruit alarmant de coups de feu. Le chaos complet s’installe. Les citoyens terrifiés se précipitent pour se mettre en sécurité, sans que personne ne sache vraiment  ce qui se passe. Le tireur erre dans la rue animée, tirant au hasard sur des étrangers, semant la pagaille de la pire façon imaginable. Quelque chose qui ne se passe généralement que dans les pires cauchemars des Canadiens.

À la fin de cette violente attaque, plus d’une douzaine de personnes gisent blessées, deux belles jeunes filles sont mortes, un pays entier est en proie à la terreur et au chagrin.

Pendant ce temps, le St-Michael’s Hospital et le  Sunnybrook Health Sciences Centre ont été plongés dans un véritable code rouge avec toutes ces victimes transportées d’urgence dans les salles d’opération et autres salles d’urgence. La Dr Najma Ahmed était l’une de ces médecins, chargée de la tâche colossale d’essayer de sauver des vies, une expérience qui aura certainement un impact durable auprès de toutes les personnes impliquées.

Cet événement, bien que tragique, a été un point central dans l’implication personnelle du Dr Ahmed. Il faut garder à l’esprit que l’auteur de l’attentat, Faisal Hussain, était un criminel sans permis de possession, en possession  d’armes à feu illégales que l’on a pu retracer grâce à son frère ayant des liens avec des gangs et un lien présumé avec des terroristes. Cette violence n’était pas le fait d’un propriétaire d’armes à feu canadien en règle, d’un tireur sportif ou d’un chasseur. Cependant, né de cette expérience traumatisante, le Dr Ahmed s’est lancé dans une croisade pour engager et faire pression sur le gouvernement fédéral afin qu’il dépose une législation visant à interdire et à confisquer les armes à feu légalement acquises des tireurs sportifs; ceux-là mêmes qui ne sont pas responsables du traumatisme vécu par elle-même et d’autres Torontois cette nuit-là.

 

Elle a formé un groupe de pression, créé un site web et s’est présentée sous les feux de la rampe avec une série d’entretiens avec les médias, une intervention dans une commission du Sénat étudiant le projet de loi C-71 (un projet de loi sans aucun rapport avec la fusillade de Danforth) et a organisé, le 3 avril dernier, une « journée d’action » à la recherche de soutien dans tout le pays.

Dès le début de cette croisade, un autre médecin a contacté la Coalition et a suggéré de déposer des plaintes auprès du collège des médecins de l’Ontario. Des médecins de tout le pays ont commencé à nous contacter, consternés par les exigences radicales de ce groupe de pression et nous ont demandé de l’aide. Ces médecins lobbyistes ne parlent pas au nom de la profession médicale canadienne. Ils ont engagé un lobbyiste et une société de relations publiques pour les aider dans leur chasse des propriétaires d’armes à feu respectueux des lois sous le couvert des armes elles-mêmes, ce qui constitue un risque pour la santé publique.

Cet effort coordonné et bien financé (malgré le tout petit nombre de ce groupe) détourne l’attention et les ressources d’un travail crédible et sérieux sur la criminalité.

La violence se poursuivra tant que l’attention sera dirigée envers les tireurs sportifs et les chasseurs, et tant que l’on s’éloignera des criminels et des malades mentaux violents.

Le Globe & Mail a repris l’histoire, et de façon spectaculaire; le Dr Ahmed continue à jouer le rôle de victime innocente, tout en utilisant ses références pour demander l’interdiction de nos équipements sportifs. Les propriétaires d’armes à feu de tout le pays, ainsi que les médecins, sont évidemment choqués et bouleversés.

Elle aurait pu être une vraie héroïne. En fait, elle l’a été…  Jusqu’au moment où elle a commencé à se servir de son expérience traumatisante pour cibler les personnes qui n’ont rien fait pour justifier une telle attaque. 

La CCDAF continue d’encourager les législateurs à élaborer une législation réfléchie et efficace pour lutter contre les crimes violents et les activités des gangs dont notre pays est victime. Si vous soutenez cet effort, pensez à vous joindre à la lutte ou de faire un don.

Vous joindre à nous : ICI

Faire un don : ICI

Post précédent

 LA VILLE DE BRAMPTON DÉFIE L'HYPERBOLE

Prochain post

LA COALITION ET LA SASKATCHEWAN WILDLIFE FEDERATION : UN NOUVEAU PARTENARIAT