
Il s'agit là d'un message d'une importance capitale pour les médias canadiens.
Si les aveux du ministre canadien de la sécurité publique, la semaine dernière, n'ont pas choqué ceux qui comprennent les motivations du gouvernement en matière de rachat, ce qui a été découvert au cours de la réunion d'information technique était bien pire.
La Coalition canadienne pour les droits en matière d'armes à feu a assisté à la séance d'information technique du gouvernement sur le programme de rachat le 23 septembre. Lors de cette réunion, Rod Giltaca et Tracey Wilson de la CCFR ont été informés des points suivants :
Le gouvernement a l'intention d'ouvrir un portail en ligne permettant aux propriétaires d'armes à feu de déclarer à la fois les armes à feu dont le gouvernement a connaissance (à autorisation restreinte et donc enregistrées) et celles dont il n'a pas connaissance (qui n'étaient pas à autorisation restreinte auparavant).
Le gouvernement n'a l'intention d'indemniser qu'une fraction des armes à feu actuellement en circulation.
On peut supposer que le gouvernement a l'intention de créer une course entre les propriétaires d'armes à feu pour enregistrer leurs armes à feu qui n'étaient pas soumises à des restrictions, dans l'espoir qu'ils seront indemnisés avant que le budget ne s'épuise.
À ce stade, il semble que le gouvernement ait l'intention de ne pas dire si les propriétaires d'armes à feu titulaires d'un permis seront indemnisés pour leurs armes à feu (comme promis), et qu'ils ne seront informés qu'une fois que le gouvernement aura reçu leurs biens.
Le gouvernement a alloué un budget minuscule et n'a l'intention d'indemniser les propriétaires d'armes à feu que pour moins de 13 000 armes à feu individuelles qui n'étaient pas soumises à des restrictions.
La quantité de ces armes à feu au Canada pourrait être estimée à plus d'un million. Personne ne le sait vraiment car ces armes à feu ne sont pas enregistrées, mais le gouvernement est parfaitement au courant du nombre minimum d'armes en circulation car des registres sont tenus par Importation Canada depuis 2002.
Ils sont également parfaitement conscients que les propriétaires d'armes à feu titulaires d'un permis se méfieront de l'ensemble du processus et que la plupart d'entre eux refuseront de s'y plier, car cela sera considéré comme un vol. Pendant cinq ans et demi, les libéraux ont promis que ceux qui n'avaient rien fait de mal seraient indemnisés équitablement pour l'interdiction de leurs biens légalement détenus et pour les décisions politiques du gouvernement. Ce non-respect est terrible pour toutes les personnes concernées, et ce pour de nombreuses raisons.
Les chiffres
Ces chiffres sont d'une importance capitale pour comprendre à quel point le plan du gouvernement est scandaleux.
Si l'on tient compte des trois interdictions imposées par décret et des interdictions supplémentaires imposées par la GRC, qui désigne de nombreuses armes à feu comme des variantes, le nombre total de modèles concernés s'élève à environ 3 000.
La plupart de ces modèles sont disponibles depuis des décennies, certains depuis plus de 40 ans. Au cours de la séance d'information technique, le gouvernement a révélé qu'il s'agissait d'un programme plafonné, ce qui signifie qu'il versera un montant défini (vérifié par courriel de la sécurité publique ci-dessous) au total et pas plus. À ce moment-là, l'amnistie prendra fin.
Ce budget total comprend le personnel de 152 personnes travaillant sur le projet, tout paiement aux forces de l'ordre pour la mise en œuvre d'un aspect du programme, la compensation pour les armes à feu, y compris le rachat au détail, et plus encore.
IMPORTANT, le nombre d'armes à feu en circulation par rapport à ce que le gouvernement propose est le suivant :
Il y a environ 126 000 armes à feu à autorisation restreinte en circulation. Elles sont enregistrées et comprennent les AR-15 et une variété d'autres armes à feu en fonction de la longueur du canon ou de la longueur totale.
Le nombre total d'armes à feu qu'ils ont déclaré avoir budgétisé pour compenser est d'environ 152 000.
Il reste donc 26 000 armes à feu. Si l'on soustrait les quelque 13 000 armes à feu qu'ils ont "rachetées" aux détaillants, il reste environ 13 000 armes à feu pour lesquelles ils pensent pouvoir se permettre d'indemniser les détenteurs d'armes à feu titulaires d'une licence, sur un total possible de plus de 1 000 000 d'armes à feu en circulation.
Le gouvernement sait parfaitement que la myriade de groupes qui ont assisté à la séance d'information informera les propriétaires d'armes à feu de la réalité de ce programme et qu'il y a de très fortes chances que le gouvernement ne paie rien à ceux qui révèlent les armes à feu qu'ils possèdent.
On peut donc se demander si le gouvernement n'espère pas en réalité que les Canadiens ne rendront pas ces armes. Il place les propriétaires d'armes à feu dans une situation impossible : remettre leurs armes gratuitement ou devenir un criminel. La seule autre option possible est de faire désactiver leurs armes à feu à leurs frais, au prix de 400 à 700 dollars par arme.
Cette histoire devient d'autant plus étrange que le gouvernement sait qu'il y a probablement plus d'un million de ces armes en circulation et qu'il propose pourtant de payer pour 13 000 d'entre elles. S'il avait avancé un chiffre plus rationnel, même s'il était encore trop bas, ce programme serait apparu comme légitime. La question est donc de savoir ce qui se passe réellement, et c'est une question que les médias canadiens doivent leur poser.
Ils savent qu'il y aura un non-respect massif des règles, à la fois parce que ce qu'ils font est moralement répréhensible et parce qu'ils savent que les propriétaires d'armes à feu titulaires d'un permis et respectueux de la loi le verront de la même manière.
La situation est encore pire si l'on considère que le gouvernement s'est vu proposer l'option des droits acquis, ce qu'il a déjà fait à maintes reprises et qui ne lui aurait absolument rien coûté.
Il s'agit d'une histoire très sérieuse avec des ramifications très sérieuses. Veuillez prendre le temps d'informer les Canadiens, car nous sommes tous concernés par cette affaire.
Vous trouverez ci-dessous le courriel de la Sécurité publique mentionné ci-dessus. Vous trouverez également des suggestions de questions auxquelles les Canadiens doivent répondre.
Pour plus d'informations ou des demandes d'interview, veuillez contacter les représentants du CCFR ci-dessous :
Rod Giltaca
CEO & Executive Director
Canadian Coalition for Firearm Rights
rod.giltaca@ccfr.ca
(Réside dans le fuseau horaire du Pacifique, Vancouver)
Tracey Wilson
Vice-présidente des relations publiques
Coalition canadienne pour les droits en matière d'armes à feu
tracey.wilson@ccfr.ca
(réside dans le fuseau horaire de l'Est, Ottawa)
Message de la sécurité publique
From : FCP Secretariat/ Secrétariat PIAF (PS/SP) fcpsecretariat-secretariatpiaf@ps-sp.gc.ca
Sent : September 29, 2025 9:45 AM
To : Tracey Wilson tracey.wilson@ccfr.ca
Subject : RE : une petite question
Unclassified | Non classifié
Bonjour Mme Wilson,
Nous vous remercions d'avoir assisté à la séance d'information technique de la Sécurité publique sur le Programme d'indemnisation relatif aux armes à feu de type assaut (PIAFA).
Le financement total de 742 millions de dollars comprend tous les montants alloués depuis 2020, qui marque le début de l'interdiction initiale. Il couvre l'indemnisation, ainsi que le financement de la collecte par la police, le système informatique, le centre d'appel et d'autres coûts opérationnels. Le rapport final sur le coût total du programme d'indemnisation pour les armes à feu d'assaut sera disponible à la fin du programme. Veuillez noter que l'indemnisation pour les demandes validées peut également inclure les coûts de désactivation des armes à feu éligibles.
Nous vous remercions,
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