L'étude du nouveau médecin sur les preuves "altérées".

19 octobre 2020

L'étude du nouveau médecin sur les preuves "altérées".

Une nouvelle étude réalisée par un groupe de médecins canadiens et publiée dans le CMAJ traite des blessures liées aux armes à feu, un problème dont les chiffres sont relativement faibles.

Mais ce qui est vraiment intéressant dans cette nouvelle étude, c'est le manque flagrant de transparence combiné à leur incapacité à divulguer un conflit d'intérêts. Le CMAJ sait mieux que quiconque et il est surprenant pour de nombreux médecins de la communauté qu'ils aient autorisé la publication de l'article sans divulguer les"intérêts concurrents".

En effet, le Dr Najma Ahmed et David Gomez figurent tous deux sur la liste des membres exécutifs des Médecins canadiens pour la protection des armes à feu, un groupe de pression anti-armes enregistré. Il n'est pas surprenant que l'un ou l'autre s'intéresse particulièrement à la rédaction d'études ayant un parti pris contre les propriétaires d'armes à feu, mais il est surprenant que le JAMC ignore les directives éthiques auxquelles il souscrit dans le cadre du COPE. Il est important, pour maintenir la confiance du public dans les professionnels de la santé, que ces types de conflits d'intérêts soient divulgués, et non cachés discrètement pendant qu'ils présentent l'étude aux médias comme une sorte de preuve révolutionnaire.

Pour protéger l'intégrité de la recherche universitaire, il est extrêmement important de ne pas contourner le processus afin de fabriquer des preuves pour soutenir vos objectifs en tant que groupe de pression.

Quoi qu'il en soit, bien que l'étude puisse être ternie et que le JAMC n'ait pas encore annoncé les mesures qui seront prises pour remédier à cette violation des normes de publication, les éléments de preuve contenus dans l'étude elle-même font écho à une grande partie de ce que nous disons et défendons depuis le début.

Bien que les armes à feu ne viennent qu'au troisième rang des méthodes de suicide préférées au Canada, représentant entre 13 et 16 % de tous les suicides, les preuves sont claires et accablantes que le Canada ne parvient pas à mettre en place des services et des ressources pour améliorer l'état de santé mentale de ses citoyens. Dans un pays où les ressources en soins de santé sont limitées, nous DEVONS investir dans un meilleur accès aux programmes de santé mentale, quelle que soit la méthode utilisée par une personne en crise.

Peut-être devrions-nous réorienter une partie des milliards que le gouvernement libéral va dépenser dans un programme de confiscation des armes à feu contre les propriétaires légaux, vers l'amélioration de la santé mentale - des vies en dépendent.

Et qu'en est-il d'un propriétaire légal d'arme à feu en situation de crise temporaire ? Est-il facile pour quelqu'un d'obtenir une aide immédiate sans se soumettre à la confiscation de ses biens ? Ce n'est pas le cas... et c'est un problème. Un problème qui entrave la capacité des propriétaires légaux d'armes à feu à prendre le téléphone et à appeler un professionnel de la santé pour obtenir de l'aide.

Il faut se demander si le fait de défoncer la porte d'une personne, de confisquer ses biens acquis légalement et de suspendre son permis de port d'arme favorise vraiment un environnement qui donne aux gens la volonté de tendre la main ? Bien sûr que non.

La stigmatisation, la peur des répercussions, le coût de l'embauche d'avocats onéreux pour vous aider à vous battre pour récupérer vos biens après votre rétablissement - tout cela crée une barrière impossible à franchir entre l'aide et une personne en crise. NOUS devons faire mieux.

Pourquoi ne pas créer un programme permettant à un propriétaire d'armes à feu de confier temporairement ses armes à un membre de sa famille ou à un ami de confiance titulaire d'un permis, de chercher l'aide dont il a besoin pour se rétablir, et de sortir de l'autre côté en meilleure santé et capable de retrouver sa propriété et son sport.

Si une personne a le choix entre 1) obtenir de l'aide, être traitée comme un criminel, devoir se battre pour récupérer ses biens et 2) faire confiance à son filet de sécurité sociale pour fournir un stockage sûr et temporaire, obtenir de l'aide et reprendre sa vie, il n'est pas nécessaire d'avoir un diplôme de médecine pour savoir lequel des deux sera le plus souvent choisi.

La rhétorique et le vitriol émanant de ces médecins activistes sont bien documentés dans leur fil Twitter de médias sociaux ... un comportement qui est assez choquant de la part de professionnels de la santé, mais il est important de se rappeler qu'ils représentent un très petit groupe d'activistes financés par les États-Unis. La plupart des médecins canadiens sont favorables à l'investissement dans les programmes sociaux, les initiatives pour les jeunes à risque, les programmes de santé mentale et une myriade d'autres ressources qui pourraient faire la différence entre la vie et la mort pour tant de personnes.

Ecoutez, la santé mentale reste un sujet difficile, du suicide à l'extrémisme, beaucoup de problèmes de ce pays pourraient être résolus avec un plaidoyer compatissant, réfléchi et centré sur le patient.

Un jour, j'espère que ces médecins le verront aussi.

editorial@cmaj.ca

Article rédigé par Tracey Wilson

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